Mines de Béthune

Archéologie industrielle sur la Compagnie des Mines de Béthune.

03 juillet 2008

Bienvenue

Bonjour et bienvenue sur le blog de Sébastien Glaubert et de son association, l'APPHIM, consacré à la concession houillère de Béthune dans le Pas de Calais.
Cette concession a été exploitée par la Compagnie des Mines de Béthune, puis par le Groupe de Béthune des H.B.N.P.C.

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    Je vous invite à visiter régulièrement ce blog, il sera amplement enrichi dans les prochaines semaines...

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05 juillet 2008

La Compagnie des Mines de Béthune

Article extrait de l'illustration économique et financière 1924 :

COMPAGNIE DES MINES DE BÉTHUNE

La Compagnie de Béthune a été fondée le 25 septembre 1851. La concession, attribuée par décret du 15 janvier 1853, avait une superficie de 5.764 hectares. Une extension accordée en 1857 porta la superficie concédée à 6.352 hectares.

Développement de l'extraction de 1853 à 1923


                                                                               
AnnéesProduction (Tonnes)Nombre de puits
1853..........4.1401 puit
1893..........991.0977 puits
1913..........2.422.86012 puits
1923..........1.892.49711 puits


ETAT DES INSTALLATIONS AU 1er AOUT 1914


Au 1er août 1914, la Compagnie de Béthune possé­dait onze sièges d'extraction en exploitation. Le nombre total des puits, compte tenu des puits d'aérage et de service, était de 20.
Aux usines de Bully-les-Mines étaient centralisés :
Le lavage des charbons, qui, outre les fines à coke, fournissait, pour chaque, catégorie de charbons extraits, des grains, menus et fines lavés;
428 fours à coke, qui produisaient des cokes métallurgjques, cokes de fonderie, sucrerie, brasserie, etc. La pro­duction avait été de 392.691 t. en 1913.
La récupération des sous-produits : sulfate d'ammoniaque, ben­zol, goudron.
Les excédents de gaz non employés au chauffage des fours à coke étaient, soit brûlés dans des chau­dières spéciales, soit, en faible quantité, distribués au public dans les communes voisines.

PÉRIODE DE GUERRE 1914-1918

Dès le 4 octobre 1914, lors de la « cour­se à la mer », la con­cession fut partiellement envahie. Le front se stabilisa d'abord suivant une ligne qui laissait au pouvoir de l'en­nemi 1.500 hectares de concession et quatre puits (n° 4, 4 bis, 8 et 8 bis).
Par la suite, les offensives alliées reconquirent envi­ron I.050 hectares de la concession, mois les deux puits 8 et 8 bis ne furent libérés qu'au début d 'octobre 1918.
Sur les onze sièges d'extraction qui étaient en activité avant guerre, cinq durent être arrêtés dès octobre 1914.
La Compagnie porta tout son effort sur l'extraction aux sièges restants : n° 1, 2, 3, 6, 9, 10. Encore les puits 3 et 9, situés à 2.500 mètres des premières lignes, durent-ils être arrêtés pendant de longues périodes. On parvint ainsi à réaliser une production appréciable au prix de précautions incessantes (travail de nuit, suppression des bruits, lueurs et fumées), et grâce à l'abnéga­tion du personnel.
Le 11 novembre 1918, à ne mentionner que les dégâts les plus importants, l'état des puits et des installations de surface se présentait comme suit :
Deux puits (n° 8 et 8 bis) dont l'ennemi avait fait sauter l'orifice, crevé les cuvelages, et où avaient été déversés des matériaux de toute nature y compris obus et grenades non éclatés, caisses d'explosifs amorcés.
Installations de 6 puits (n° 4, 4 bis, 5, 7, 8, 8 bis) totalement détruites.
Dégâts très graves aux installations des autres puits.
Deux batteries de fours à coke (192 fours) inutilisables et irréparables; une batterie (72 fours) fortement ébranlée et disloquée.
Magasins centraux incendiés avec les approvisionnements qu'ils contenaient.
Bassin d'embarquement à Violaines, sur le canal d'Aire à La Bassée, entièrement détruit : quais effon­drés, ponts abattus, matériel anéanti.
Sur 4.400 maisons ouvrières : 860 anéanties, 590 réduites à des pans de murs, 1.115 inhabitables. Avant que la mobilisation industrielle ne rendit à la mine la majeure partie des ouvriers d'âge militaire, les régiments du Nord et de l'Est, auxquels ils appartenaient presque tous, avaient déjà largement payé leur tribut. Au tableau d 'honneur des agents et ouvriers de la Compagnie morts pour la France, à côté de 108 tués et 164 blessés par faits de guerre au travail, figurent les noms de 847 combattants aux armées.

RÉFECTION, TRANSFORMATION ET EXTENSION

Programme d'ensemble. - Les traits caractéristiques des installations reconstituées sont les suivants :
Extension et amélioration des cités ouvrières. Les 4.400 maisons de 1914 étaient reconstruites dès 1920, 1.874 autres, ont été construites depuis lors et 103 sont en construction. Le nombre total des mai­sons sera de 6.377 à fin 1924.
Développement des moyens mécaniques d'abattage : la puis­sance des compres­seurs en service est passée de 5.470 à 9.440 CH. Le nombre des marteaux pneuma­tiques employés au fond est passé de 410 à 1.400.
Perfectionnement et développement de la récupération des sous-­produits, et notamment de la distillation du goudron.
Utilisation des char­bons cendreux et des poussiers, soit sur grilles mécaniques soit par la chauffe au charbon pulvérisé.
Renforcement de la centrale électrique (42.000 kws contre 14.000 en 1914).
­ Généralisation de la commande électrique dans tous les services et suppression presque complète des ma­chines à vapeur. Enfin, utilisation aussi complète que possible du gaz des fours à coke.
Situation actuelle. - Le graphique de l'extraction et celui de la production de coke, de 1913 à 1923, donnent l'idée du travail accompli.
Toutefois, le siège n°8 n'a pas encore repris l'extrac­tion. Sa reprise a successivement exigé la cimen­tation des morts terrains, la construction, à l'orifice du puits, de couronnes de maçonnerie remplaçant les terrains désagrégés par l'explosion des mines alle­mandes; puis la réparation des cuvelages. Le déblaie­ment du puits obstrué est en voie d'achèvement et l'épuisement des eaux va commencer. D'autre part, le rétablissement des installations de surface touche à sa fin.

PRODUITS ACTUELS DE L'EXPLOITATION

Aux produits marchands que la Compagnie fournissait ayant-guerre à sa clientèle, et qui ont été énumérés plus haut s'ajoutent maintenant :
Phénols, Naphtaline, Huiles lourdes, Anthracènes, Brai sec, provenant tous  de la distillation du goudron.
Ammoniaque synthétique. Gaz de ville sous pression pour transport à longue distance.


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Le style architectural de la compagnie

L'ensemble des bâtiments construits après 1918 sont reconstruits dons un style communs.
Les chevalements atteints par les bombardements sont généralement reconstruits en béton.
A reconstruire en 1918,
- la fosse 2 (modernisation)
- la fosse 4,
- la fosse 5,
- la fosse 6 (modernisation)
- la fosse 7,
- la fosse 8,
- la fosse 11.

Les fosses 1, 3, 5, 9, 10 conservent leurs chevalements d'origines.

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LA FOSSE 1

Historique

La Fosse n°1, comportait 3 puits, le 1, 1 bis et 1 ter.
Cette fosse fut le point de départ de l'exploitation de Béthune. Elle fut entourée par les ateliers centraux et par d'importantes cités minières.
Entrée principale,rue Roger Salengro. Autre entrée, rue Voltaire.


Archéologie Industrielle

Fosse_1

     En dehors des ateliers centraux, 3 bâtiments étés conservés en 2000, les bureaux, le logement de concierge et des bureaux-ateliers anciens. Ce dernier bâtiment, datant du 19ème siècle, abandonné depuis plusieurs années et vandalisé, à été détruit en 2003. Le grand bâtiment des bureaux datant de 1923 est conservé et réhabilité par la commune comme médiathèque. Le logement de concierge est à l'abandon. L'ancien carreau est réhabilité en Zone d'Activité.

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14 juillet 2008

LA FOSSE 2

Historique

La Fosse n°2, ne comportait qu'un seul puits. 1855/1970. détruit en 1974. Aucun vestige visible sauf le terril et la cité.

Archéologie Industrielle

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LA FOSSE 3

Historique

La Fosse n°3 à Vermelles, comportait 1 puits. Il subsiste le terril conique et les vestiaires bains douches.

Archéologie Industrielle

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LA FOSSE 4

Historique

La Fosse n°4 à Vermelles, comportait les puits 4 et 4 bis (ouvert en 1925 pour l'aérage). Fermé en 1965.

Archéologie Industrielle

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La fosse possède encore un nombre important de bâtiments, ainsi que le château d'eau. C'est le dernier exemplaire en béton visible dans le périmètre de la Concession de Béthune.


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La rue de la Fosse, au fond, le bâtiment des Machines. 2003.

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Les bureaux, détruit en Juin 2008. (2003)


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Les Bains douches, encore en bon état.

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LA FOSSE 5

Historique

La Fosse n°5 à Loos en Gohelle

Archéologie Industrielle

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LA FOSSE 6

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LA FOSSE 7

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